Peinture
atelier miroir.jpg

« Qu’est-ce qu’un tableau ? Une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées ».

S'il n'ignore pas la célèbre assertion de Maurice Denis, Bruno Schiepan a visiblement entrepris d’en démontrer la réversibilité.


Les supports qu’il crée ne sont pas forcément plans : ils possèdent parfois un relief et une épaisseur.

Mais là où Maurice Denis parlait de peinture sur toile, Bruno Schiepan ne s'interdit aucun support.

Son univers pictural se déploie ainsi autant sur le mobilier de Saarinen que sur ses créations de mobiles ou de sculptures.

Et quand il s'agit de "tableaux",  la surprise est encore au rendez-vous : les supports utilisés permettent des variations inattendues.

Dans un monde qui veut nous faire croire que comprendre est plus important qu’aimer, Bruno Schiepan aime à penser que le sensible peut encore s’imposer.

Ainsi, plutôt que de tenter d’exprimer une époque qui n’a pas besoin de lui pour ça, il cherche à ouvrir des voies pour lui échapper.

Naturellement abstraite, sa démarche pourrait être qualifiée d' « abstractive »

Ce néologisme qu'il aimerait bien avoir créé, exprime l'idée que l'abstraction, au delà d'une représentation, peut être une quête : s'abstraire...

Les couleurs seraient alors les lettres et les formes la grammaire de cet autre langage...

À un moment où tout est peut être trop concret, s'abstraire définirait un espace privilégié où l'on pourrait s'abandonner à ne plus trop penser...